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DOSSIER : Le « stress », une tension s’invite lors des compétitions…

C’est le mal du siècle dit-on. Il s’invite pourtant dans tous les domaines et depuis la nuit des temps… le « stress ». Il est une réaction naturelle de l’organisme à des perceptions extérieures nécessitant une adaptation. Il engendre des phénomènes physiologiques et psychologiques mêmes chez les plus grands champions. Négatif, il peut anéantir. Positif, il peut être transformé en source d’énergie. Tout le monde le connaît… Est-il maîtrisable ?

Dans son blog sur le site du journal Le Monde, la veille de  remporter son titre mondial en août dernier, Lucie Descosse titrait : « La pression monte, pas le stress » . Les judokas qui pratiquent également des sports collectifs reconnaissent que la tension partagée par une équipe avant un match n’est pas la même que celle qu’ils connaissent à l’occasion du face à face qui les oppose à leur adversaire sur un tatami. Les yeux de Thierry Dussautoir, capitaine du XV de France, dans le couloir qui le menait à la finale de la coupe du monde de rugby en novembre 2011 laissait transpirer la tension d’avant match. Pas sûr que celle-ci ait été divisée par les quinze joueurs… Le stress se partage-t-il ? Le stress des sports individuels est il particulier ? Le judo, sport de combat, est-il une exception ?

Définition

Les causes

Le stress naît d’une part de la perception d’un ensemble d’éléments sensoriels (la salle, la température, l’heure, l’adversaire, etc…) mais également de l’idée que le sportif a de sa capacité à y répondre (« suis-je capable de gagner ce combat ? »).

Les réponses

La réponse de l’organisme est très complexe. Il secrète notamment une hormone très puissante appelée adrénaline (un excitant) afin de permettre de faire face à la situa­tion. Mais la réponse ne s’arrête pas à ce seul phénomène. Le système nerveux, la circulation sanguine, le rythme cardiaque, la production de globules blancs, le foie sont sollicités (Voir IRBMS). L’organisme s’adapte afin d’être en mesure de réagir : accélération de la circulation sanguine, sécrétion de sucre, frissonnement…

Les réactions

La réponse de l’organisme détermine une part de la réaction du sportif. Certains perdront une partie de leurs moyens alors que d’autres utiliseront les ressources mises à leur disposition par l’organisme pour être au maximum de leur potentiel. Il existe un stress positif, un point optimal et un stress négatif (paralysant).

Judokas, professeur, parents-supporters : un trio qui entre en résonance ! 

Côté parents c’est un imperceptible mouvement des yeux, des lèvres pincées, des mains qui se crispent, un silence intérieur au milieu de l’agitation ou au contraire un fleuve de questions qui le temps d’un combat restent sans réponses.

Sur le tatami, le judoka attend son tour… Les plus jeunes sont assis sous la table d’arbitrage et scrutent parfois les futurs adversaires. Taille, couleur de la ceinture, technique tout y passe… Les plus âgés sont debout. On reconnaît parfois son adversaire. On se cherche ou on s’évite du regard… Les uns trépignent en silence, sautillent en agitant les bras, les autres jouent une fausse décontraction, discutent, rient avec les copains. A chacun sa tactique !

Au milieu des compétiteurs, des organisateurs, juges et arbitres de table, l’œil de Nadine est déjà au travail depuis un moment. Lorsqu’elle approche de celui ou celle qui s’apprête à combattre, les conseils et consignes se précisent. Bien que volcanique, Nadine reste sereine. Elle rassure. A distance, les parents apprécient sa présence.
Invités à se présenter sur le tatami, les judokas ont les jambes fragiles, le cœur s’accélère… avant de s’engager, avant que le stress ne laisse place au combat, à la compétition, au sport. Côté parents… la tension monte d’un cran !

Chacun à leur manière, Judokas, prof et parents vivent le combat et la compétition. Durant cet instant, ils ressentent et partagent des sensations parfois semblables. Au gré des entraînements mais surtout au fil des compétitions, les judokas (mais également ses parents et supporters) apprennent à maîtriser le stress ; cette réaction on ne peu plus normale. Un apprentissage qui les fait gagner en assurance, en confiance. Comme le pianiste lors d’un récital, le comédien théâtral face à son public ou l’élève qui récite une poésie face à sa classe et son professeur. Cet apprentissage lui servira en bien d’autres occasions personnelles ou professionnelles. Partir au combat sur un tatami, c’est s’engager à donner le meilleur de soi en maîtrisant des techniques répétées, l’esprit du judo et son stress.


Laurence, maman d’Etienne, minime :

« Je ne ressens pas beaucoup de stress lors des compétitions. En revanche, je sers les poings pendant les trois minutes de combat et le stress disparaît une fois le combat terminé. C’est un bon stress, celui où on vit  le combat avec notre enfant ! J’appréhende une mauvaise chute ou que mon fils soit déçu de son combat, qu’il n’aille pas jusqu’au bout… Le niveau de la compétition n’influe pas du tout sur mon stress. Il est vrai que la présence de Nadine influe beaucoup car mon fils a besoin d’être coaché pendant ses combats. Moi, je reste dans mon coin et ne dis rien. Je pense au tournoi de Valognes, où mon fils allait jusqu’au bout de ses combats et où il donnait tout lorsque Nadine était sur le bord du tatami, alors que tout seul il n’a pas assez de mental pour aller jusqu’au bout. Quand Nadine est là, je stresse moins, elle a le don de motiver ses judokas !« 

Camille Dezier, judokate de haut-niveau : « Le stress me stimule… Il me fait prendre conscience de l’importance de la compétition ».

IMG_2859Elle a progressivement franchi les étapes qui mènent de la découverte au judo de haut-niveau. Qualifiée en Coupe d’Europe la saison dernière, Camille a appris à gérer le stress. Interrogée par Nadine, elle en livre un ressenti particulièrement précis (voir schéma ci-dessous).

« Temps d’attente, adversaires potentiels, salle inconnue… Tous ces éléments contribuent à me mettre mal à l’aise. Je suis alors progressivement gagnée par un engourdissement, des « fourmis » dans tout le corps. Les imprévus (changement de tatamis ou d’ordre des combats) font monter la tension. J’ai besoin de m’isoler mais dans la salle d’échauffement. J’ai besoin de la présence apaisante de Nadine, d’une amie, sans discussion pour maintenir le calme. La concentration et la prise de confiance me permettent d’atténuer ce phénomène qu’il m’est impossible de combattre totalement. Le stress croît au fur et à mesure que le combat approche. Il atteint son maximum lors du premier salut de l’adversaire. Il diminue une fois le combat entamé. Ce processus recommence à chaque combat. »

Intensité du stress ressenti par Camille à chacune des phases de sa participation à un tournoi

Le Judo Club Ifs travaille sur le stress

Réaction normal de l’organisme, le stress « ami » peut aussi se révéler « ennemi ». Le maîtriser c’est s’assurer d’un atout lors des compétitions. Pour le maîtriser, il convient de le connaître, de  le qualifier, de le mesurer. Consciente de cette nécessité, Nadine travaillera cet aspect de la compétition particulièrement important dans le judo avec toutes les catégories compétitrices, mais également chez les plus jeunes.

Sondage

Considérez-vous le stress comme un « ami« , parce qu’il vous aide, ou plutôt comme un « ennemi » qui vous paralyse ?

Le stress ?

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